Text by Judith Prigent
 
Body and Soul, Diana Quinby’s solo exhibit on view through October 21st at the Arnaud Lefebvre Gallery, features the artist’s recent work in drawing.

A series of images of a truncated couple, a man and a woman, side by side, appear to be variations of the same theme – variations that are sometimes barely perceptible, as if they were a “fake edition” or a game of “Spot the difference”.

Diana Quinby also works with intaglio techniques, mostly drypoint, and it shows in the drawings. The accumulation of overlaid, cross-hatched lines creates shadows or suggests body hair, revealing the fullness and texture of the bodies while giving way to a dense, sensual, and nuanced grey that simultaneously calls forth the velvety aspect of skin, the bark of a tree or a simian tuft of hair.

Here, instead of the surgical drypoint needle, the artist has used graphite pencils. In Diana Quinby’s drawings, we find these same incised lines, but the pencil, being softer, lends a completely new complexity to the work: the accumulated lines and the slowness of the drawing process speak more of time slipping away between the artist’s fingers than of graphite marks scarring the paper’s surface (and even less so of scarring flesh). These torsos are present, modeled in grey, and anonymous. Truncated, faceless, they can be of our time or from a distant past. The work is patently slow, concentrated and engaged. Diana Quinby models her subject as if she were following each epidermal irregularity within a specific time frame: that of drawing and that of the body. They merge in a vertiginous mutual reflection. The artist describes the changing body without pathos, and skin is inscribed with it’s own story, conscientiously, line by line towards a nearly abstract objectivity.
October, 2017
 
 
Texte de Judith Prigent
 
L'exposition "À corps perdu" de Diana Quinby, visible jusqu’au 21 septembre à la galerie Arnaud Lefebvre montre le travail récent de l'artiste, exclusivement du dessin.

On découvre des variations (parfois presque imperceptibles) autour de l'image tronquée d'un couple (homme-femme) côte à côte. Une sorte de multiple faussé, comme un jeu des sept erreurs.

Diana Quinby pratique aussi la gravure, cela se ressent. Les traits se superposent en hachures tantôt ombres, tantôt poils, dont l'accumulation révèle les pleins et les déliés des corps, laissant place à un gris sensuel, dense et nuancé, entre le velouté de la peau, l'écorce d'un arbre et une toison simiesque.

Ici, l'outil chirurgical de la gravure* est remplacé par la mine graphite. On retrouve dans les dessins de Diana Quinby ce trait scalpel, sauf que le crayon, plus doux, apporte une complexité nouvelle : les striures accumulées et la lenteur du processus témoignent plus du temps qui court sous les doigts de l'artiste que de scarifications du support (et encore moins des corps). Les bustes sont là, façonnés en gris et anonymes. Des troncs sans visages, ils peuvent être d'aujourd'hui ou d'un autre temps. Le travail est manifestement lent, concentré et concerné. Diana Quinby modèle le corps comme si elle en suivait chaque aspérité, dans une temporalité particulière, mettant en abîme celle du dessin et celle du corps. Elle dépeint sans pathos le corps qui change, un épiderme chargé de son histoire, consciencieusement, trait par trait, jusqu'à une objectivité quasi abstraite.
Octobre 2017

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